Fabregas - "Je suis impatient de ramener la Coupe à la maison"
Après le sacre de l'équipe d'Espagne à la Coupe du Monde, Cesc s'exprime de nouveau dans les colonnes du Sun.
« Un jour, je regarderai les dernières 48h que je viens de vivre et je me pincerai pour être sûr que ce n’était pas un merveilleux rêve.
Une minute que je tiens le plus beau des trophées sur la terre dans le creux de mes mains, c’est comme un bébé.
C’est si précieux et je veux la garder pour toujours mais en même temps, j'ai peur de le laissez tomber !
Et ensuite, je marche vers l’avion pour rentrer en Espagne et je dis au revoir aux personnes qui nous applaudissent et crient très fort.
Rien que ça, ce fût suffisant pour laissez venir des larmes de joie.
Mais imaginez comment je me sentais la nuit dernière quand on a montré la Coupe du Monde à des centaines de milliers de compatriotes qui étaient serrées dans les rues de Madrid pour célébrer la plus grande fête que notre pays n'ait jamais connu.
Partout où je regardais hier, il y avait un océan de personnes dressées aux couleurs de mon pays, enroulées dans des drapeaux et des écharpes en train de chanter avec leur cœur.
Pour eux, leurs familles, leurs proches et pour nous, les joueurs, c'est énorme.

Aussi loin que je pouvais voir, c’était une masse humaine et ce qui vous frappe était ce mur du son, le plus doux, fort, le son le plus exaltant que j’ai jamais entendu.
Croyez-moi, j’en avais des frissons dans le dos. Je pensais avoir tout vu il y a deux ans quand des millions de personnes sont sorties pour célébrer le triomphe de l’Euro 2008.
Mais non, croyez-moi, c’était bien plus encore. C’est le sentiment le plus palpitant, vous êtes sur le toit du monde et vous oubliez vos problèmes quotidiens, les soucis et les contraintes.
C’est pourquoi je suis si heureux, savoir que pendant un instant on a mis un sourire sur le visage des gens.
J’ai dit ça samedi, que je voulais désespérément jouer la finale – même si ça veut dire en tant que remplaçant, ce qui est arrivé. Mais je ne voulais pas juste entrer pour les dernières minutes. Je voulais vraiment faire la différence, réellement contribuer à quelque chose.
Et c’est arrivé. J’étais au bon endroit au bon moment pour faire la passe déclive à Andres Iniesta pour le but gagnant.
Ca me rend immensément fier. Cette équipe espagnole n’a jamais arrêté de jouer le match comme elle devait le faire.
On n’arrête jamais d’essayer de marquer, on n’abandonne jamais nos croyances fondamentales de jouer au football c’est passer, passer, passer, continuer de passer le ballon, peut importe la situation, qu’importe si les adversaires sont rugueux – ou même s’ils marquent.
C’est comme ça que l'on a joué, même après 116 minutes de jeu fatigantes contre les Pays-Bas dimanche soir.
On ne voulait pas aller à la séance de tirs au but – on voulait gagner la Coupe du Monde de la façon dont elle devrait l’être.
Les néerlandais étaient extrêmement physiques et on aurait dit un champ de bataille.
Les tacles volaient à gauche, à droite, devant – et vous deviez être très rapides avec le ballon ou vous le perdiez en un flash.
La chose la plus importante, je pense, c’est qu’on a gagné le match et qu’on est Champion du Monde.
Le voyage du retour juste après le match fut très long mais l’enthousiasme, l’émotion et l’adrénaline était toujours en nous.
La plus part des personnes dans l’avion comme Xavi, Iniesta, Gerard Pique et Carles Puyol, je les connais depuis que je suis enfant et on a parcouru un long chemin ensemble.
Cette joie n’a pas encore disparu et ce ne sera pas le cas pour encore longtemps. Je veux profiter de ce moment. Ce n’est pas tous les jours que vous gagnez une Coupe du Monde ! »
