Samir Nasri insiste qu'Arsenal ne peut plus se permettre de dépenser beaucoup d'argent sur le marché des transferts.
Nasri a achevé son transfert tant attendu à Manchester City la semaine dernière avant d'accomplir ses débuts par une victoire très convaincante face à Tottenham.
Arsène Wenger, quant à lui a vu son équipe se faire humilier à Manchester United avec une défaite 8-2, mais Nasri explique que le club doit changer. L'international français insiste que c'était le moment pour lui de partir dans L'Equipe : "Oui c'était le moment de partir, il y a des signes qui ne trompent pas."
"Le départ de Cesc à Barcelone est l'un d'eux. La défaite contre Birmingham en finale de la Cup était très néfaste pour les esprits. Arsenal reste un grand club mais la construction de l'Emirates Stadium changea beaucoup de choses. Cela changea les ambitions, jusque là. Mais ce n'est pas à cause d'Arsène Wenger, ce sont les politiques du club, les dirigeants."
"Arsenal n'a pas les mêmes fonds. Ils ne peuvent pas faire les mêmes coups qu'avant sur le marché des transferts. Ils sont plutôt contraints de vendre les meilleurs joueurs et de parier sur les jeunes." Nasri fut interrogé sur les raisons pour lesquelles il n'avait pas renouvelé son contrat avec Arsenal l'année dernière, mais expliqua: "Pourquoi je n'ai pas prolongé avec Arsenal l'automne dernier ? Ils m'ont fait une offre et mes conseillers en ont formulé une autre. Dans cette dernière il y avait une clause que les négociateurs d'Arsenal n'ont pas vraiment accepté."
"Puis, elle a duré. Quand ils sont revenus pour une nouvelle offre en Juin, j'avais pris ma décision. Dans mon esprit, je voulais partir, surtout après la fin très difficile de la saison dernière et j'avais déja eu des contacts intéressants. Au début, Arsène voulait me garder. Puis les deux clubs avaient besoin de temps pour convenir une indemnité de transfert."
"Mes agents ont bien travaillé. Avec les avocats ils voulaient que tout soit en ordre. Quand le transfert est important, vous devez être patient. Je suis aussi content qu'Arsenal ait pu obtenir une belle somme. J'ai préféré partir de cette façon plutôt que devenir libre de tout contrat l'année suivante. J'ai fait la même chose avec Marseille. Mais ce transfert à 28 millions d'euros ne met pas sous pression."
Heureux
La star française maintient qu'il a été ravi de rejoindre City, en dépit de l'admiration qu'il entretient pour le rival United. "Dès le début il y avait l'unanimité à propos de mon arrivée à Manchester City. Le coach, le directeur exécutif Garry Cook et le président Khaldoun al-Mubarak, je sentais que tout le monde me voulait." dit-il
"Les joueurs m'ont taquiné pour mon premier entraînement. Ils ont dit: "Tu avais besoin de temps pour venir, nous t'attendions depuis un mois et demi" Je connaisais la plupart, j'avais déjà joué contre eux. S'entrainer avec tous ces bons joueurs tous les jours, j'improviserai. Durant les sessions, il y a une grande intensité. A Arsenal, c'était déjà bien mais ici, c'est un niveau plus élevé."
"Quand nous finissons la session avec un match, vous sentez vraiment que vous êtes dans une compétition officielle. Il y a 22 joueurs de très haut niveau. En Premier League, très peu de clubs peuvent montrer une telle richesse."
Nasri est prêt à remporter un trophée majeur dans sa carrière et il cherche à en obtenir un avec City, ajoutant: "Vous jouez au footbal parce que vous aimez y jouer, mais au dessus de tout vous aimez gagner des trophées. Je rêve toujours comme un gamin de gagner un titre national, une coupe ou la Ligue des Champions. Je veux sentir la satisfaction d'une saison remplie. Individuellement, être nommé Joueur de l'Année ou être dans l'équipe type de la Premier League est une récompense mais elle ne peut remplacer l'émotion d'un trophée."
Samir Nasri
Issu d'une famille algérienne, il grandi dans le quartier de la Gavotte Peyret de Septèmes-les-Vallons, commune limitrophe de Marseille, côté Nord. Aîné d'une famille de quatre enfants...