20 - Johan Djourou
Défenseur central
| Saison | Club | Championnat | Europe |
|---|---|---|---|
| 03-04 | Carouge | 0 MJ - 0 buts | 0 MJ - 0 buts |
| 04-05 | Arsenal | 0 MJ - 0 buts | 0 MJ - 0 buts |
| 05-06 | Arsenal | 7 MJ - 0 buts | 0 MJ - 0 buts |
| 06-07 | Arsenal | 21 MJ - 0 buts | 6 MJ - 0 buts |
| 07-08 | Birmingham City | 13 MJ - 0 buts | 0 MJ - 0 buts |
| 08-09 | Arsenal | 15 MJ - 0 buts | 8 MJ - 0 buts |
| 09-10 | Arsenal | 1 MJ - 0 buts | 0 MJ - 0 buts |
| 10-11 | Arsenal | 22 MJ - 1 buts | 6 MJ - 0 buts |
| 11-12 | Arsenal | 2 MJ - 0 buts | 1 MJ - 0 buts |
Dès son premier souffle à la maternité de Marcory à Abidjan (Côte d'Ivoire), le 18 janvier 1987 à 14h15, Johan DJOUROU, de son vrai prénom Johannes, impressionne déjà ses proches par un gabarit au-dessus de la moyenne (51cm pour 3.9kg et, 19 ans plus tard, 1m91 pour 85kg). Sa passion pour le ballon rond ne se fait pas attendre.
À moins d'une année, installé sur le dos de sa maman Angeline, il «pique» un ballon dans un supermarché sans que personne ne s'en aperçoive, sauf sa maman! Son papa, Joachim, ira alors lui en acheter un. C'est pour la bonne cause, puisque plus tard, il l'utilise pour le chasser à quatre pattes...
Alors que Johan n'a que dix-sept mois et demi, son papa profite de vacances en Côte d’Ivoire pour le ramener en Suisse avec le consentement de sa maman biologique. Dès son arrivée à Genève, le 25 juin 1988, Danièle (la femme de son papa à cette période) le prend sous son aile et le chérit comme s’il était son propre fils. C'est elle qui l'amène notamment au parc d'Onex pour jouer avec lui... au football!
A 4 ans, Johan vit bien la séparation de Danièle et Joachim et emménage à Chêne Bourg avec Danièle qu’il considère et aime comme sa nouvelle maman. C’est donc tout naturellement que deux plus tard elle adopte Johan, lui donnant ainsi la nationalité suisse.
Johan est alors inscrit au FC Champel (1ère année de foot ‘93’) et débute sa «vraie» carrière sportive à l'âge de huit ans à Etoile Carouge. Hors de question toutefois de tout miser sur un seul sport! Le Genevois d'adoption pratiquera également le ski, le tennis, le basket, le VTT, toujours avec une réussite déconcertante.
Lors de matchs avec la sélection Genevoise, la fédération Suisse intègre Johan dans son programme de centre d’entraînement et de préformation de Payerne en août 2000 - juin 2002 (1er centre de Suisse créé par l’ASF), il y suivra sa scolarité et ses entraînements durant 2 années. (Il y tisse des contacts chaleureux autours de lui dont notamment sa famille d’accueil Jaggi ou la famille Scarpino qui s’occupait de l’intendance).
Son talent sur les pelouses n'échappe pas à Jérémie Tusiama (ancien entraîneur des juniors à Genève), un passionné qui parvient à convaincre son collègue et représentant de joueurs Costa BONATO de suivre ce jeune homme. Le nom de Johan Djourou est alors présenté à plusieurs partenaires footballistiques dont notamment les frères Alessandro et Flavio FERRARIA qui décident de le suivre lors des matches avec l'équipe junior suisse, puis d'en parler à un copain qui n'est autre qu'un scout d'Arsenal. Le club londonien a été le seul à lui donner sa chance, les autres équipes européennes intéressées ayant toutes abandonné le dossier! «C'est le football...», lâche, perplexe, son représentant.
Après une semaine de tests concluants en octobre 2002, voilà, en résumé, comment un jeune pensionnaire d'Etoile Carouge rejoint directement Arsenal sans palier intermédiaire! Michel Pont, alors directeur sportif du club Carougeois, songeait-il lors des discussions avec la formation anglaise que trois ans plus tard, il retrouverait Johan en équipe nationale? L'un est devenu l'assistant de Köbi Kuhn et l'autre s'est révélé au grand public en qualité de défenseur intransigeant.
Aujourd'hui, malgré sa fulgurante ascension en première équipe d'Arsenal et en équipe de Suisse, Johan s'accroche et tient fortement à ses racines familiales. Ainsi, dés qu’il peut rentrer en Suisse, le jeune homme va toujours dormir chez sa maman qui lui a gardé sa chambre comme à ses débuts. Il en profite à chaque fois pour rendre visite à son papa, qui vit avec sa nouvelle épouse Monique. Ils ont eu 3 enfants « un petit frère qui joue aussi au foot (Olivier) et deux petites sœurs (Diana et Anémone) ».
Les soirées sont toujours gaies et animées avec le concours de Mémé Madeleine (la maman de Monique) qui concocte des plats succulents.
Tout ceci n’empêche pas Johan de garder aussi de très forts liens avec sa maman biologique (Angeline), sa grande sœur (Nadège) et son petit frère (Ladislas) restés en Côte d’Ivoire.