Arteta tire un premier bilan positif, même s’il y a encore du boulot !

Mikel Arteta a tiré un premier bilan positif de sa première demie saison à Arsenal. L’objectif de redresser le club est bien engagé pour Mikel et ses hommes et l’Espagnol se réjouit de la nouvelle atmosphère et culture qu’il est en train d’instaurer au sein du club. 

Avec une première demie saison qui s’est conclue par une victoire en FA Cup, Mikel Arteta ne peut que se réjouir de ses débuts en tant que manager, mais également à Arsenal où il semble avoir un véritable projet pour remettre le club à la place qu’il occupait il y a de cela quelques saisons. Arteta ne manque pas d’ambitions et vise les sommets avec Arsenal, et l’Espagnol ne s’en cache pas.

La première étape pour Mikel était de redresser la barre d’un club complètement à la dérive lors de son arrivée en décembre avec pour objectif de changer complètement la culture du club en imposant sa philosophie, basée sur le mérite, le respect et le travail. Une première étape réussie semble-t-il avec une atmosphère complètement différente.

Mikel, vous avez eu un peu de temps désormais pour prendre du recul sur une première saison extraordinaire en tant qu’entraîneur, alors quelles sont vos émotions lorsque vous pensez à la saison en général ?
“Je vais commencer par la fin, qui a eu une bonne saveur que de lever cette coupe et terminer la saison avec un trophée après toutes les difficultés auxquelles nous avons dû faire face cette saison, avant que j’arrive et également durant la période où j’ai été ici. Mais avant tout, c’était vraiment une expérience difficile, mais une expérience que j’ai beaucoup appréciée. C’était un de mes rêves de devenir le manager d’Arsenal et je suis ici, j’ai fait tout ce que je pouvais, il y a encore beaucoup à faire mais j’ai la sensation que nous avons changé quelque chose et les joueurs, le staff et les fans méritent complètement ce trophée au final et qui nous laisse dans une bonne position et j’espère qu’il pourra créer de la croyance en ce que nous sommes en train d’essayer de faire.”

Je veux juste revenir à votre premier jour, revenir au mois de décembre, lorsque vous avez ouvert la porte d’Arsenal. Quelles ont été vos impressions de revenir au club ?
“Je pouvais avoir une idée de l’extérieur de ce qu’il se passait, avec tout ce que je lisais et les informations que pouvaient me donner les gens avec qui j’étais en contact à l’intérieur du club. Mais je pense que jusqu’au jour où vous franchissez cette porte et que vous commencez à vraiment ressentir l’énergie et ce qu’il se passe, il est compliqué de prédire le rôle que vous devez assumer en termes d’impact que vous voulez avoir. J’étais inquiet, j’ai vu beaucoup de choses qui m’ont inquiété en matière d’unité et d’énergie qu’il y avait autour du club.”

“Mais je dois dire que tout de suite durant les jours suivants, j’ai entièrement senti que quelque chose était en train de changer. Je dois dire un grand merci à tout le staff pour la manière dont ils m’ont aidé depuis le moment où j’ai rejoint le club et également aux joueurs parce qu’ils ont vraiment adhéré au projet, ils ont tout de suite changé leur attitude. Ils ont commencé à être ensemble, à s’entraîner vraiment extrêmement bien et à accorder beaucoup d’attention à ce que nous voulions faire. Et évidemment aux fans, parce que je lorsque j’étais avec City à l’Emirates, juste quelques jours avant mon arrivée, j’ai pu voir le stade et ce qu’il s’y passait. J’étais très inquiet et je dois dire que tout de suite les fans se sont dressés derrière l’équipe, nous avons commencé à créer une atmosphère complètement différente à l’Emirates et ça a été une aide énorme pour moi, pour les joueurs et je pense pour le club.”

Vous avez immédiatement parlé de la nécessité de “changer l’énergie” au sein du club. C’est quelque chose qui est plus simple à dire qu’à faire, mais c’est quelque chose que vous avez été semble-t-il capable de vraiment réussir d’un point de vue extérieur. Quelles sont les étapes que vous avez dû valider pour changer cette énergie ?
“La première chose c’était de rassembler tout le monde, le staff et les joueurs, et je leur ai dit ce que je pensais d’eux, et pourquoi ça ne fonctionnait pas, et que si nous continuions comme cela, cela ne marcherait jamais. Peu importe qui était le manager, le président ou je ne sais qui, cela dépendait d’eux. La première chose, c’était de tous revenir tous ensemble, avec le même projet et avec les mêmes intentions. A partir de cela, je pense que nous pouvons construire n’importe quoi. Les fondations doivent être vraiment solides afin de créer quelque chose et nous avons commencé en faisant cela. Je leur ai expliqué mon point de vue sur la manière dont nous pouvions le faire, nous pouvions changer des choses et les surveiller au quotidien, mais nous avons commencé à appliquer certaines choses et ils ont vraiment commencé à travailler.”

Vous avez beaucoup parlé de vouloir insuffler un changement de culture et vous avez beaucoup parlé du processus. Les joueurs ont beaucoup dit qu’ils adhéraient à ce processus également. Que pouvez nous dire sur ce qu’est ce processus et les étapes de ce processus ?
“Et bien pour moi, la première étape c’était de créer la bonne culture pour notre club et ça doit être avant tout un environnement où tout le monde doit se respecter les uns les autres, où nous devons devoir travailler tous ensemble et où nous devons faire montre de passion et montrer à quel point nous sommes chanceux d’être là où nous sommes. C’est la première étape avec laquelle débuter.”

“Après, par la suite, il y a tellement de choses qui sont liées au fait de pouvoir atteindre les objectifs que l’on a. Lorsque je parle de la culture et des processus, c’est parce que sans cela, je ne pense pas que nous puissions passer au niveau suivant parce qu’il va y avoir quelques embûches en chemin. Sans cette unité, nous ne pouvons pas mener avec réussite cette énorme structure qu’est Arsenal, et atteindre les attentes qu’implique ce club. Le moment où nous avons commencé à le faire, j’ai commencé à changer certaines choses qui pour moi étaient vraiment pertinentes. Les joueurs les ont appliquées, le staff également, et nous avons commencé tout de suite à voir quelques résultats.”

“Nous devons également identifier nos faiblesses et nos forces, et ils devaient être conscients de nos faiblesses. Nous pouvons avoir des faiblesses que nous pouvons cacher, mais nous ne pouvons pas avoir des faiblesses au sein de la structure du club. Ensuite, nous devons maximiser nos forces car nous en avons beaucoup, et à cette époque-là, je ne trouvais pas que nous le faisions. Nous avons un énorme potentiel, nous n’avons pas de limites, cela dépend de nous et pas de l’adversaire ou des autres clubs. Cela dépend de nos résultats et c’était quelque chose que nous devions changer, donc c’est quelque chose que j’ai tout le temps encouragé à faire.”

Ça a été une saisons difficile pour différentes choses, qu’est-ce que vous avez appris du métier cette saison ? Et comment avez-vous évoluer en tant que coach et en tant que personne ?
“Et bien la première chose, et je le dis parce que j’ai occupé différentes places dans un staff de coachs, c’est que vous devez être entouré des bonnes personnes. C’est la première chose. Que tout le monde ait une contribution et que tout le monde soit important. L’aspect humain est bien souvent encore plus important que n’importe quelle idée tactique ou technique qui se cache derrière notre manière de jouer. Je pense que lorsque vous avez les bonnes personnes pour vous entourer et des gens qui vous écoutent et qui ont la sensation qu’ils ont le bon environnement pour grandir et qu’ils s’y sentent en sécurité et qu’ils peuvent travailler à partir de cela, alors les choses sont beaucoup plus simples. Evidemment, le défi c’est les attentes et la pression qui viennent lorsque vous occupez ce poste. C’est quelque chose dont vous devez vous faire une expérience, c’est difficile à prédire.”

“Mais je pense que jour après jour, avec l’aide que j’ai de la part de mon staff et avec le soutient que j’ai de la part d’Edu et de la part des gens du Board également, et des propriétaires, je me suis senti protégé. Et une nouvelle fois, je dois le répéter, j’ai senti dès le premier jour que les fans étaient également avec nous. Donc cela m’a donné beaucoup de confiance, et également le soutient et l’énergie dont j’avais besoin, parce que nous faisions face à beaucoup de problèmes à ce moment là. Et puis apprendre le métier c’est quelque chose que vous faites tous les jours je pense. Tous les jours, les joueurs vous apprennent quelque chose de différent, ce dont ils ont besoin, ce qu’ils veulent apprendre, ce qu’ils ne veulent pas, ce que nous devons changer et tous les problèmes qu’il y a autour du club. Comment également gérer face aux médias, gérer avec les attentes et beaucoup de choses que nous ne pouvons pas contrôler mais nous devons faire confiance malgré nos problèmes.”

Où est-ce que vous pensez vous situer à l’heure actuelle ? En avance sur le calendrier ou au point où vous désiriez être à ce moment là ?
“Je suis très positif concernant là où nous en sommes. Je ne sais pas si nous sommes en avance sur le programme, évidemment si vous m’aviez dit que nous allions gagner la coupe avant que j’arrive, alors j’aurais probablement été content de cela. Il y a eu beaucoup de choses positives et il y a eu des choses par contre qui n’ont pas été aussi positives, que nous avons dû changer, évaluer ou faire évoluer. Il y a encore beaucoup à faire. Ce qui me rend très positif et très passionné, et qui m’a encouragé, c’est ce que nous pouvons faire à l’avenir. Et si nous prenons les bonnes décisions, je suis super confiant à l’idée de pouvoir ramener le club au sommet.”

Et pour finir, si l’on se voit à la même période l’an prochain, où est-ce que vous vous attendez à ce que l’on soit dans le processus ? Qu’est-ce qui serait une réussite ?
“C’est une question impossible à laquelle répondre. Je ne sais même pas où nous en serons au premier jour de la pré-saison. Je dois voir les joueurs, comment ils reviennent de vacances, comment ils reviennent après avoir gagné la coupe, je veux voir quelle sera leur réaction. Vous savez… est-ce qu’ils seront un petit peu plus détendus parce que nous avons fait quelque chose ou est-ce qu’ils vont revenir en se disant ‘Okay, c’est quelque chose que nous avons fait. Nous devons passer au niveau suivant, nous devons mieux nous appliquer, nous devons nous améliorer dans beaucoup de domaines et nous devons gérer beaucoup d’autres aspects du jeu que nous ne pouvons pas contrôler pour le moment’. Si c’est leur état d’esprit, alors je suis très positif à l’idée que l’on soit assis ici dans une année et vraiment très contents de l’année écoulée. Mais j’espère que nous allons prendre ce chemin tout de suite.”

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