Big Interview – Alexis Sanchez

Toujours aussi essentiel pour Arsenal cette saison, Alexis Sanchez n’a toujours pas prolongé son contrat en faveur des Gunners.

Parmi ses faits d’armes en ce début de saison 2016/2017 figure notamment son triplé sur le terrain de West Ham début décembre 2016. Un coup du chapeau inscrit en l’espace de seulement 13 minutes.

Une performance qui lui avait permis de recevoir des éloges de nombreuses personnes. Arsène Wenger disait à son sujet:

« Il dispose de toutes les qualités pour être un très grand attaquant et il le montre désormais à tous les matches de championnat … Quand ils rentrent chez lui le ballon sous le bras, c’est un très bon sentiment et je pense et espère que ça lui donnera le goût d’en faire plus. » 

Absolument énorme cette saison, le Chilien a accordé une interview au site Arsenal.com, le mois dernier.

Alexis, commençons avec vos chiens – probablement les animaux les plus célèbres du football aujourd’hui. Qu’est-ce qui les rend si spéciaux pour vous ?
Mes chiens sont très spéciaux pour moi. J’ai les deux depuis mon passage à Barcelone et j’apprécie beaucoup leur compagnie. J’aime leur énergie positive, particulièrement après avoir joué un match. Passer du temps avec eux me permet de me sentier relaxé. Je leur parle même s’ils n’ont aucune idée de ce que je leur dis!

Comment avez-vous décidé des noms Atom et Humber ?
Atom est l’un des personnages d’un film intitulé Real Steel. Le robot Atom est très vieux et apparemment inutile mais quand il commence à se battre, il bat les meilleurs robots du monde. J’ai tellement aimé le film que je me suis dit que j’appellerai mon premier chien Atom. Mon autre chien Humber me rappelle mon frère Humberto. Mon frère est un mec très gentil, tout comme Humber. Tous deux apprécient de rester à la maison et regarder du football à la télé. C’est pour cette raison que j’ai décidé de l’appeler Humber.

Comment Atom et Humber s’entendent l’un avec l’autre ?
Ils sont de très bons amis. Ils sont ensembles depuis qu’ils sont très jeunes et ils s’entendent très bien. En fait, j’ai leurs noms écrits sur mes chaussures de football. Le nom d’Atom est sur la chaussure droite et Humber sur la gauche.

Ils ont leur propre compte Instagram – et 13,000 followers après 24 heures ! Comment est-ce arrivé ?
J’ai simplement eu l’idée de leur créer un compte Instagram pour que les gens puissent suivre ce qu’ils font. Le truc c’est que tous deux sont devenus célèbres au Chili après être apparus dans une pub pour Master Dog. Je publie des vidéos et des photos sur leur compte quand je le peux.

On les a aussi vus sur des panneaux publicitaires partout dans Santiago…
Oui, j’ai vu les images sur les panneaux d’affichage quand je suis allé au Chili. Ils souriaient pour la pub – quel excellent jeu! Cela m’a fait rire.

A quel point vous manquent-ils quand vous êtes en déplacement ?
A chaque fois que nous jouons à l’extérieur je laisse Atom et Humber chez des amis. Ils me manquent beaucoup parce qu’ils me donnent beaucoup d’ondes positives. Ils me regardent avec des yeux brillants quand je me réveille le matin – j’adore simplement le fait qu’ils veuillent jouer avec moi tout le temps.

Quels autres animaux aimez-vous ?
J’aime les chevaux, les ours polaires et les pandas. Ce sont tous des animaux très doux. J’aime aussi les dauphins parce qu’ils sont les plus intelligents. Je dirais que ces quatre sont ceux que j’aime le plus.

Est-ce vrai que vous avez sauvé un lapin d’un sanglier sauvage ?
Oui, cette histoire est vraie. Je conduisais dans les montagnes pas très loin de Barcelone avec ma mère et mes amis quand un lapin s’est arrêté en face de nous. Apparemment, les lapins se bloquent quand une puissante lumière blanche est pointée sur eux. J’ai suggéré de le prendre et c’est ce que nous avons fait. J’ai fini avec trois animaux au lieu de deux. J’en ai pris soin, je l’ai nourri. Je me souviens avoir été sur le chemin de l’entraînement et avoir été obligé de faire demi-retour après m’être rendu compte que j’avais oublié de nourrir mes animaux. Les trois se sont très bien entendus.

D’où vient cet amour pour les animaux ?
J’ai les animaux et la nature. Les animaux transmettent de l’énergie positive et les avoir à nos côtés, dans un environnement naturel, m’apaise.

Que faites-vous de plus pour vous relaxer ?
Je me relaxe de nombreuses autres façons – en écoutant de la musique, en sortant les chiens au parc et en buvant du maté [un thé typiquement sud-Américain].

Quel genre de musique aimez-vous ?
J’écoute différents styles de musique, comme le reggaeton, Aventura, Bryan Adams ou Pavarotti pour en mentionner quelques-uns. En fonction du jour, j’écoute un style de musique plutôt qu’un autre. En ce moment, j’apprends beaucoup d’anglais grâce à mes chansons préférées.

Vous jouez également du piano, c’est ça ?
Oui. Je ne suis pas du tout un expert du piano mais je joue un peu. J’ai appris une poignée de chansons et jouer du piano me relaxe aussi. Je joue Bryan Adams et la bande-originale de Titanic, et comme je ne suis pas un expert, je trouve que ça m’aide à dé-stresser. Parfois, vous devez quelque peu mettre de côté le football et porter votre attention sur d’autres choses.

Parfois, vous devez quelque peu mettre de côté le football et porter votre attention sur d’autres choses.

Nous vous avons vu donner une très rare interview en anglais à la télévision récemment – vos compétences linguistiques se sont vraiment améliorées.
Oui, j’ai récemment fait une interview en direct en anglais pour la première fois de ma vie. J’ai trouvé ça un peu difficile, mais en même temps, je me suis senti à l’aise. Je dois continuer d’apprendre la langue pour grandir en tant que personne.

Quelqu’un dans l’équipe vous a-t-il particulièrement aidé à apprendre ?
Mes coéquipiers en général m’ont beaucoup aidé. J’ai aussi appris l’anglais d’autres façons, en marchant dans la rue. Les gens m’approchent, me parlent en anglais. Mon écoute et ma compréhension de l’anglais s’améliorent beaucoup grâce à ça.

Comment avez-vous appris les mots qui ne sont nécessairement liés au football ?
Au début, j’ai pris des leçons pendant deux heures par jour. Ensuite, il a fallu que je les utilise pour pouvoir communiquer avec mes coéquipiers et le manager. J’aime vraiment la langue anglaise. L’apprendre m’aide à grandir en tant qu’individu.

Qu’en est-il de Londres ? Que faites-vous dans la ville ?
J’allais à Londres pour manger quelque chose ou boire un verre avec mes amis. Cependant, je suis très casanier et je passe beaucoup de temps à la maison. Je visite la ville si j’ai du temps à y consacrer mais de manière générale, je préfère rester au calme à la maison. Londres peut être un endroit stressant parce que c’est très peuplé et que c’est une grande ville. Nos routines de footballeurs peuvent être également énergivores. Vous jouez un match après l’autre, rencontrez de nouvelles personnes tous les jours et vous voyagez beaucoup. C’est pour ça que j’essaie de déconnecter et de me relaxer dès que j’ai des temps creux.

Nous arrivons à la fin de 2016 maintenant – vous avez connu des moments très spéciaux, particulièrement avec le Chili…
Remporter la Copa America m’a rendu vraiment heureux. Tous les joueurs de l’équipe nationale ont absolument tout donné pour que nous puissions la gagner – j’ai joué avec une entorse à la cheville. Concernant cette saison avec Arsenal, nous devons y aller par étape, prendre soin des petits détails pour que nous puissions saisir notre chance et ne pas la laisser passer.

Pouvez décrire à quel point remporter à nouveau la Copa America a rendu le peuple Chilien heureux ?
Après la finale, je suis resté quelques jours aux États-Unis pour être certain de surveiller ma cheville. Après cinq jours, je me suis senti mieux et je suis retourné au Chili. Les gens là-bas étaient très émus d’avoir remporté la Copa America une nouvelle fois. Le Chili a conservé son titre après être resté sans trophée pendant 100 ans. D’une certain façon, notre succès est comparable à celui de l’Espagne, il y a quelques années. Nous sommes fiers d’avoir battus l’Argentine deux fois de suite pour remporter deux Copa America parce que c’est une des meilleurs équipes du monde.

Ivan Zamorano et Marcelo Salas sont toujours deux des footballeurs les plus emblématiques de l’histoire du Chili. Qu’est-ce que ça fait de savoir que vous faites partie de cette catégorie ?
Je ne peux toujours pas le mesurer et pour le moment, je veux profiter et jouer au football. Une fois retraité, je m’assoirai et je repenserai à ce que j’ai fait pour le Chili, pour Arsenal et tous les clubs pour lesquels j’ai joués. Les Chiliens et les médias chiliens ne sont pas habitués à votre le Chili remporter des trophées parce que nous n’en n’avions pas gagné un seul avant. Avant notre victoire, nous étions toujours du côté des perdants quand nous rencontrions une grande équipe nationale. Nos rivaux principaux étaient le Pérou ou la Bolivie. Nous avons mis en place une mentalité de vainqueurs dans l’équipe nationale que nous devons perpétuer. Je ne sais pas si la prochaine génération chilienne sera aussi bonne que la nôtre, mais j’ai peur que cela prenne du temps pour le football chilien d’avoir une génération comme l’actuelle.

Revenons à Arsenal, si vous pouviez jouer aux côtés d’une des légendes du Club, qui serait-ce et pourquoi ?
J’aurais aimé jouer avec Henry. Il peut marquer, jouer en une-deux avec vous, passer le ballon, le conserver… Il avait un énorme éventail et une aussi excellente vision. J’aime jouer avec les joueurs avec une telle vision panoramique.

Comment cette association fonctionnerait-elle ?
Je pense que nous serions bons ensembles. Nous serions constamment en mouvement, en train de monter et de redescendre, venir chercher le ballon et prendre la profondeur. J’aurais adoré jouer avec Henry.

Qui aurait inscrit le plus de buts ?
Il était davantage buteur que je ne le suis. Je pense que je lui fournirais des ballons pour que chaque but qu’il marquerait! Je suis plus dans la passe et c’est un grand buteur.

Tout le monde parle de votre entente avec Mesut sur le terrain. Comment cela s’est-il développé cette année ?
Mesut est un joueur de qualité – il aime vraiment jouer au football. Je lui dis toujours d’apprécier et de ne pas trop s’inquiéter de marquer des buts. S’il a envie, il peut marquer plus de buts comme celui contre Ludogorets quand il a dribblé deux défenseurs et le gardien de but. Son but contre Loudogorets est le genre de buts que tout joueur rêve de marquer. Je me sens à l’aise de jouer à ses cotés. Il a une grande vision du jeu et ce n’est pas nécessaire de saluer son magnifique toucher de balle parce que tout le monde la connait.

Parlez nous du respect que vous avez l’un pour l’autre…
Nous nous respectons mutuellement. C’est la façon dont cela doit se passer entre les joueurs et les coéquipiers. Nous devons mutuellement nous respecter et faire de notre mieux sur le terrain. Qu’est-ce qui fait de Mesut un joueur si spécial ? C’est un joueur de qualité, qui a tout le temps envie de gagner. Il veut prouver sa qualité à tous les matches et toutes les séances d’entrainement. C’est ce qui le rend spécial. Il a remporté la Coupe du monde avec cette mentalité de vainqueur et il a toujours le désir de gagner plus.

Pour finir Alexis, quelles sont vos ambitions pour 2017 à Arsenal ?
Je me sens vraiment heureux et bien dans ce club. Je veux donner un nouveau titre aux supporters. Nous avons toujours le soutien de nos fans au travers de toutes les épreuves, ce qui est génial. Nous devons remporter la Premier League ou la Ligue des Champions pour eux.

 

Source : http://www.arsenal.com/news/features/20170124/alexis

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