[EL – Demi-finale aller] Arsenal v Valencia – L’aventure espagnole, épisode 1

Demain soir, Arsenal jouera l’un de ses possibles 5 derniers matches de la saison. On prend une grande inspiration et on y va à fond. La Champions League est en jeu, quand même. 

Plonger l’Emirates dans l’obscurité

Oui, le match sera bien de nuit, donc dans l’absolu, l’obscurité sera déjà présente. Et non Marcelino n’a pas prévu de s’éclipser en plein match – tel un Nacho Man atteint de gastro – pour aller éteindre tous les projecteurs de l’Emirates en pleine contre-attaque de ses joueurs. Enfin, on l’espère… D’ici à ce que l’UEFA soutienne encore notre campagne de corruption dans le but de ramener cette Europa League à Londres, il n’y a qu’un pas. Que nous… ne franchirons pas. Bien.

Rien de plus normal en fait, de voir les chauve-souris espagnoles vouloir éteindre les lumières londoniennes – et pas faire des claquettes non – et tenter de vivre dans leur élément naturel. Parce que l’objectif sera bel et bien là demain soir. Face à des Gunners revanchards, les joueurs de Marcelino auront une mission principale, contenir les assauts que l’on attend répétés de la part d’Emery et ses hommes, et tenter de marquer ce but à l’extérieur. Et sur un parfum d’anciens de la maison et du championnat d’Angleterre, cette double confrontation s’annonce une nouvelle fois extrêmement disputée. Avec son sourire carnassier, Gabriel Paulista l’annonce, pas de pitié pour son ancienne équipe, Valence marquera un but à l’Emirates.

« Jouer pour Arsenal fut une expérience formidable que je n’oublierai pas. Mais je veux écrire l’histoire avec le Valence FC. C’est le centenaire du club et je veux que les gens se souviennent que Valence a remporté l’Europa League avec Gabriel Paulista dans ses rangs. » 

« J’aime ce genre de matches, de pression qui accompagne ces matches face à des équipes comme Arsenal. Je suis prêt à bien faire mon boulot et aider le club à aller le plus loin possible dans cette compétition. » 

« D’abord, nous devons être très concentrés sur ce match, bien défendre et montrer du caractère lors de nos possessions en allant de l’avant et en essayant de marquer. Je suis convaincu que nous marquerons. Nous devrons courir, nous battre et l’emporter pour passer en finale. »

Un discours confiant et plein d’assurance d’un joueur prêt à affronter son ancienne équipe. Et si on inversait les rôles ?

Arsenal tentera de rallumer l’étincelle

Ouais, et si on tentait de faire peur nos adversaires avec un discours aussi combatif et courageux que celui de Gabriel Paulista ? Allez, à toi de jouer Shkodran ! Ah, vous ne l’aviez pas vue venir celle-là. Bah oui, nous aussi, on a un ancien de la communauté valencienne. Bon, d’accord pas le meilleur mais sa présence pourrait être une clé de ce match. J’avoue qu’on se dit davantage que Mustafi pourrait être une clé de la défaite. Mais soit…

Comment vous dire que ce n’est pas tout à fait la fête du côté d’Arsenal. 4 défaites lors des 5 derniers match de Premier League, rien que ça. Des défaites dans des moments clés de la saison. A Everton, à Wolverhampton, face à Crystal Palace et à Leicester. Alors, même si la forme des joueurs d’Emery à l’extérieur depuis le début de saison n’augurait rien de bon, la réalité du football proposé par les joueurs fut d’une tristesse sans nom. Des non-matches les uns à la suite des autres, couronnés d’erreurs défensives impardonnables. Peut-on pardonner à Mustafi en sachant qu’il va de toute façon en faire une boulette lors de chacun des matches qu’il jouera pour n’importe quel club dont il portera le maillot et à n’importe quelle division de n’importe quel pays ? J’essaie juste d’atténuer le tout et de préparer les gens à tellement de douleurs…

Mais d’une manière encore inexplicable, Arsenal n’est pas mort. Ni en championnat où la course au Top 4 est encore et toujours d’actualité, ni en Europa League. Depuis le début de la compétition, Arsenal s’était qualifié pour les tours suivants à domicile. Et on le conçoit assez bien. En seizièmes de finale, c’était à l’Emirates que les Gunners l’avaient emporté 3-0 pour effacer le revers 1-0 du match aller en Biélorussie. C’était encore à domicile que l’expérience de l’équipe et son entraineur avait permis à Arsenal de l’emporter une nouvelle fois 3-0 et refaire les deux buts de retard concédés au match aller en Bretagne (1-3). Au tour précédent, cependant, les Gunners se sont décidés à innover. Deux victoires propres d’abord à domicile puis à l’extérieur pour une qualification sur un score cumulé de 3-0 face au Napoli de Carlo Ancelotti. Deux victoires propres et qui ne souffrent d’aucune contestation possible tant les joueurs d’Emery ont surclassé leurs adversaires italiens lors des deux rendez-vous.

Et quelques jours plus tard, ce même Arsenal concédait trois défaites consécutives en Premier League, dont deux à l’extérieur. A l’issue de la dernière d’entre elles, le weekend passé, sur la pelouse du King Power Stadium, Emery affirmait une nouvelle fois ses ambitions – ou radotait, c’est à l’interprétation de chacun.

« Notre confiance peut connaître des hauts, peut connaître des bas. Mais le plus important, c’est d’être clairs dans nos esprits et dans notre manière de faire. Notre manière de faire c’est de penser à cette demie-finale et de se préparer pour le match de la meilleure des manières possible. »

 « Nous allons penser au match contre Valence en Europa League. Nous avons une grosse ambition dans cette compétition. C’est une demie-finale et cela va être difficile également. »

Et si Arsenal finissait par se qualifier deux fois pour la prochaine Ligue des Champions en finissant dans le top 4 et en remportant l’Europa League ? Cela pourrait faire les affaires d’un certain Oriol je-sais-plus-comment…

Arsenal et Valence, même combat ?

Romeu, bien sûr. D’ailleurs, on se doit de poser la question, on dit RomEU ou RomeOU ? Jamais su. Bref.

Mais pourquoi parler de cet individu maintenant alors qu’il joue avant tout le maintien en Premier League, et donc se trouve assez long de Bakou et même de Valence à l’heure actuelle ? Et bah nous, à la base on ne sait pas trop. Mais en fait, l’ancien milieu de terrain de Chelsea a été interrogé par Valence afin de donner son avis sur cette double confrontation qui s’annonce entre Arsenal et Valence. Alors en tant qu’ancien joueur de Chelsea et de Valence, Romeu a fait le boulot qu’on attendait de lui. Arsenal ne passera pas, je vous le dis tout de suite.

Ah oui, on ne vous l’a pas dit. Il a joué à Valence, une saison en prêt en 2013/2014. Cela lui donne-t-il le droit d’avoir un avis légitime sur la question ? Sans doute. D’autant plus qu’il était de cette équipe qui avait atteint les demi-finales de l’Europa League pour la dernière fois avant cet exercice 2018/2019. Alors, on l’écoute et on réagit après. Laissons-lui une chance.

« Je vois ce match très serré. Valence va rencontrer Arsenal dans ce qui est peut-être le meilleur moment de sa saison et Arsenal a concédé 9 buts lors des 3 derniers matches – ce qui est un gros problème. La défense d’Arsenal a bien démarré la saison, mais a concédé plus de buts dans les dernières semaines. Valence doit faire attention à la vitesse d’attaque d’Arsenal. Il y avait des doutes sur Lacazette au début de la saison, mais il est très intelligent et sait très bien combiner avec ses coéquipiers. En plus de marquer, il fait aussi marquer. » 

« Aubameyang est très rapide et dangereux dans les espaces. Torreira a très bien démarré la saison et Xhaka a fait sa place dans le milieu de terrain. Ils sont solides au milieu et en attaque. En défense, ils sont de très bons joueurs mais ils doivent faire des ajustements et rectifications. Emery est très bon coach, et sait se préparer pour ce genre de matches. Ils ont des difficultés à l’extérieur, ce qui pourrait être la clé. Nous verrons s’ils pourront répondre aux exigences imposées par Valence. Valence est à un niveau supérieur qu’Arsenal pour le moment et le savoir est une clé. » 

« Valence est un peu plus fort mentalement. J’espère qu’ils parviendront à se hisser en finale de l’Europa League et ramener un trophée -ou deux. » 

Bah alors, ça n’était pas si difficile que ça, si ? 6ème de son championnat, Valence est toujours en course pour une place dans le Top 4 de Liga. Dans une situation similaire à celle d’Arsenal, Valence réalise une très bonne saison. Malgré tout, – et surtout malgré ce que dit Romeu – les joueurs de Marcelino ne sont pas dans la meilleure forme de leur saison (même s’ils n’en sont pas loin). Car si l’on met de côté l’Europa League, les espagnoles restent sur 3 défaites lors des 5 derniers matches de championnat. Si celle contre l’Atletico est quelque peu logique, celles sur le terrain du Rayo Vallecano, 19ème, et face à Eibar à Mestalla font quelque peu tâche et viennent ternir une longue série d’invincibilité des chauve-souris qui remontait à mi-janvier. Solides face à un Villareal lui-aussi concerné par la lutte pour le maintien, les joueurs de Marcelino ont fait le boulot en Europa League.

Un parcours récent qui ressemble un peu à celui des Gunners. Lequel des deux saura sortir son épingle du jeu ?

Le point Croix-Rouge

Marcelino a convoqué un groupe de 19 joueurs dont ne font pas partie Kondogbia, Coquelin (suspendu), Cheryshev et Lee (parti se coucher).

Arsenal pleure la blessure de Ramsey qui met un terme à sa saison et à sa carrière avec Arsenal. Denis Suarez aussi mais on pleure un peu moins quand même. Monreal passera des tests de dernière minute.

Arsenal: Cech – Sokratis – Koscielny – Monreal – Maitland-Niles – Xhaka – Torreira – Kolasinac – Mkhitaryan – Aubameyang – Lacazette

Valence: Neto – Wass – Gabriel – Roncaglia – Gaya – Torres – Sobrino – Parejo – Guedes – Gameiro – Rodrigo

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